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Burkina Faso : la FEC, une nouvelle ère pour la facture (ce que ça change pour vous)

La DGI du Burkina Faso déploie la facture électronique certifiée (FEC). Lancement en janvier 2026, obligation progressive à partir du 1er juillet 2026 : ce que les entreprises doivent comprendre, sans jargon.

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Au Burkina Faso, « FEC » ne veut pas dire le fichier comptable français. Ici, FEC = facture électronique certifiée : un système porté par la Direction générale des impôts pour moderniser la facturation, limiter la fraude et rendre les ventes plus traçables.

Pourquoi l’État change la facture

Le 6 janvier 2026, le ministre de l’Économie et des Finances a lancé officiellement la FEC à Ouagadougou. L’objectif affiché : assainir les transactions, sécuriser les recettes, et aligner le pays sur des pratiques de facturation plus modernes — y compris pour les échanges avec l’étranger.

Pour une entreprise, le discours officiel insiste sur autre chose que le contrôle : moins d’erreurs de calcul, des statistiques de ventes plus fiables, une concurrence un peu plus équitable (tout le monde facture dans les mêmes règles), et une pièce que le client peut vérifier.

Le calendrier, concret

  • 6 janvier 2026 — lancement officiel. Ce n’est pas encore l’amende le lendemain matin : c’est le coup d’envoi.

  • Janvier → juin 2026 — phase de préparation : homologation des logiciels et des machines, sensibilisation, formation, mise à niveau des outils.

  • 1er juillet 2026obligation pour les grandes et moyennes entreprises : une facture émise doit transiter par un système homologué par l’administration fiscale.

Les plus petites structures sont prévues dans un déploiement progressif ensuite (la DGI et la CCI-BF communiquent au fil des vagues). Ne pas être GME aujourd’hui n’est pas une raison d’ignorer le sujet : les clients GME, eux, seront déjà dans le circuit.

Concrètement, vous devrez facturer comment ?

Dès l’obligation, ce n’est plus « un PDF Word envoyé par mail ». La pièce doit sortir d’un outil homologué :

  • soit une unité de facturation (machine / dispositif fourni ou distribué dans le cadre de la réforme — la CCI-BF est associée à la distribution) ;

  • soit un module de contrôle de facturation branché sur le logiciel que vous avez déjà, s’il est homologué ;

  • soit un système de facturation d’entreprise lui-même homologué.

B2B, B2C et ventes à l’administration : le principe est le même. Si vous vendez, la facture certifiée devient la norme pour les assujettis concernés.

Quoi faire maintenant (surtout si vous êtes GME)

  1. Lire la source — page DGI, notes techniques FEC et arrêtés (commercialisation, modalités d’émission).

  2. Aller aux séances DGI / CCI-BF : c’est là que l’on explique le choix unité vs module.

  3. Auditer votre outil actuel — Excel et WhatsApp ne passeront pas l’obligation. Un logiciel non homologué non plus.

  4. Former la caisse et la compta avant juillet, pas le 30 juin au soir.

Et par rapport au Bénin (e-MECeF) ?

C’est la même famille d’idées : facture normalisée / certifiée, plus de pièce « fantôme ». Ce n’est pas le même système technique, ni la même administration. Un NIM béninois ne sert pas à Ouagadougou. Chaque pays homologué ses outils.

OwoDesk gère aujourd’hui la facturation normalisée e-MECeF au Bénin (DGI / machine MCF). Pour le Burkina, la FEC a ses propres procédures d’homologation : suivez la DGI-BF. Nous suivons cette réforme de près — l’esprit produit (facture certifiée + stock + caisse dans le même outil) est le même.

À retenir

La FEC n’est pas un « logiciel de plus pour faire joli ». C’est le nouveau tuyau officiel de la facture au Burkina Faso. Date à retenir si vous êtes grande ou moyenne entreprise : 1er juillet 2026.

Article de référence : Modernisation du système de facturation au Burkina Faso — DGI.

Pédagogique uniquement. Les arrêtés et communiqués DGI / ministère des Finances priments en cas d’écart.